Un t-shirt pour tous les goûts

Tee-shirt



T-shirt

Alors que le t-shirt n'était qu'un sous-vêtement adopté par la marine américaine en 1910, c'est dans les années 1950 qu'il est devenu un vêtement à part entière. Son adoption par Marlon Brando dans "Un tramway nommé désir" l'a rendu à la fois populaire et mythique.



Un sous-vêtement devenu objet de désir



C'est donc en 1951 que le t-shirt a bouleversé la vision que l'on se faisait jusque là de l'homme américain. Le t-shirt moulant de Marlon Brando devenait l'incarnation de son personnage, à la fois rugueux et brutal mais surtout terriblement sensuel. Campé sur sa moto avec son t-shirt à manches très courtes, l'antihéros par excellence incarnait l'image du bad boy viril dans toute sa splendeur. "Un tramway nommé désir" mettait sur l'avant de la scène une nouvelle génération de jeunes hommes américains, issus de l'immigration d'Europe de l'Est après la seconde guerre mondiale. A manches courtes ou débardeur, blanc ou maculé, neuf ou déchiré, le t-shirt incarnait toutes les facettes d'un personnage à la fois trouble et troublant.



Dans ce film américain où pour la première fois on osait un semblant d'érotisme, la caméra collait autant à l'acteur que son tshirt trempé de sueur, mettant en valeur sa musculature saillante. Avec pour résultat une fascination mêlée d'effroi de la part de sa partenaire féminine, troublée par tant d'animalité brute et sans complexe. Le t-shirt de Marlon Brando est devenu l'emblème de toute une génération, inséparable des jeans et de l'esprit "blouson noir". Il a ensuite été adopté par James Dean dans "La fureur de vivre" et John Travolta dans "Grease" avec à chaque fois le même esprit de rébellion.



La petite histoire raconte que comme les petits t-shirts moulants n'existaient pas à cette époque, il a fallu, pour le film, les passer plusieurs fois en machine pour qu'ils rétrécissent et collent au personnage, au propre comme au figuré !